On a beaucoup parlé du déficit structurel ces derniers jours au Portugal. Il semble que l’approbation, ou non, du budget de l’Etat par Bruxelles [Commission européenne, Eurogroupe] dépende de lui. Une grande partie du débat est technique et la droite ne se gêne pas pour accuser le gouvernement d’Antonio Costa de maquiller les comptes du déficit structurel.
Mais est-ce que quelqu’un sait exactement comment se calcule cet
indice qui détermine si concrètement nos vies? Si vous avez la patience
nécessaire pour lire ce texte, j’aimerais tenter de prouver l’hypothèse
suivante: le solde structurel est une abstraction théorique et
impossible à vérifier qui confère aux institutions européennes un
pouvoir discrétionnaire sur les pays de la zone euro. C’est pour cela,
comme il ne pouvait pas en aller autrement, qu’il s’agit en réalité d’un
outil purement politique.
Allons-y pas à pas.
Le solde structurel retire du solde nominal deux types d’effets: l’effet du cycle économique (conjoncture) et l’effet des mesures extraordinaires (qui ne peuvent être réitérées, appelées les «mesures one-off»). Pour le dire autrement:
SOLDE STRUCTUREL = SOLDE NOMINAL – MESURES EXTRAORDINAIRES –EFFET DU CYCLE
Allons-y pas à pas.
Premièrement: qu’est-ce qu’un solde structurel?
C’est une autre manière de mesurer ce qu’on appelle normalement «le déficit», soit, le solde budgétaire nominal qui résulte de la différence entre les dépenses totales et les recettes totales d’un Etat à la fin d’une année déterminée.Le solde structurel retire du solde nominal deux types d’effets: l’effet du cycle économique (conjoncture) et l’effet des mesures extraordinaires (qui ne peuvent être réitérées, appelées les «mesures one-off»). Pour le dire autrement:
SOLDE STRUCTUREL = SOLDE NOMINAL – MESURES EXTRAORDINAIRES –EFFET DU CYCLE









