Le projet de loi multiple a été déposé par le gouvernement pour être
voté selon des procédures exprès antidémocratiques, qui humilient une
nouvelle fois le parlement en en faisant un simple décor dressé à la
va-vite pour légaliser des dispositions mémorandaires. Il constitue une
monstruosité profondément réactionnaire qui affecte lourdement le cœur
du pays, de l’économie et du peuple.
Ce projet de loi impose une nouvelle offensive mémorandaire contre
l’assurance sociale, au détriment des professions et des activités
économiques à petit et très petit revenu. Elle conduira à une nouvelle
vague d’épuisement et d’élimination de milliers de personnes dans les
professions scientifiques, techniques et libérales, en particulier parmi
les jeunes et les plus pauvres, mais aussi la disparition de milliers
de petites entreprises, avec pour conséquence une nouvelle escalade du
chômage et du désespoir dans notre société.
mardi 27 septembre 2016
lundi 26 septembre 2016
Jeremy Corbyn réélu à la tête du Parti travailliste, réactions dans la gauche britannique, par François Coustal
Après le référendum sur la sortie de l’Union européenne – le fameux
« Brexit » – la droite du Parti travailliste a tenté de remettre en
cause la légitimité de Jeremy Corbyn, premier leader élu directement par
les militants et les sympathisants.
Officiellement, il lui était reproché de ne pas s’être suffisamment investi en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE. En pratique, l’appareil du Parti travailliste et son groupe parlementaire - qui se revendiquent directement de l’héritage de Tony Blair – n’ont jamais admis le désaveu qu’a constitué l’élection de Jeremy Corbyn, après l’échec électoral de 2015. Il faut d’ailleurs rappeler que la proposition de faire élire le dirigeant du Parti directement par les adhérents et les sympathisants (recensés ou affiliés) avait pour but de restreindre l’influence, réelle ou supposée, des syndicats sur le Parti travailliste, dans la mesure où cette influence était considérée par les héritiers de Blair comme le vestige d’un passé révolu, celui des origines « ouvrières » du Parti travailliste. Las ! L’affaire s’est totalement retournée.
Officiellement, il lui était reproché de ne pas s’être suffisamment investi en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE. En pratique, l’appareil du Parti travailliste et son groupe parlementaire - qui se revendiquent directement de l’héritage de Tony Blair – n’ont jamais admis le désaveu qu’a constitué l’élection de Jeremy Corbyn, après l’échec électoral de 2015. Il faut d’ailleurs rappeler que la proposition de faire élire le dirigeant du Parti directement par les adhérents et les sympathisants (recensés ou affiliés) avait pour but de restreindre l’influence, réelle ou supposée, des syndicats sur le Parti travailliste, dans la mesure où cette influence était considérée par les héritiers de Blair comme le vestige d’un passé révolu, celui des origines « ouvrières » du Parti travailliste. Las ! L’affaire s’est totalement retournée.
dimanche 11 septembre 2016
Pas de « Sortie de gauche » de l’UE sans une « Europe Debout », par Catherine Samary
Depuis le traumatisme grec – à la fois diktat néo-colonial de
l’euro-groupe et acceptation par Tsipras de s’y soumettre malgré
« l’OXI » - le « Non » populaire grec – la gauche radicale européenne
débat de « plans B », sans aucun consensus stratégique ni tactique. Le
référendum du Royaume-Uni (RU) en est l’amère illustration sans que la
gauche anti-raciste et opposée à l’UE ait les conditions d’expression
d’une alternative crédible aux institutions et politiques dominantes,
nationales, européennes et internationales. Moins médiatisé que le
Brexit, le referendum du 6 avril dernier aux Pays-Bas, rejetant l’accord
d’association de l’Ukraine avec l’UE illustre honteusement les mêmes
« choix » piégés pour la gauche internationaliste.
N’est-il pas temps de rendre visible une « Europe Debout ! »
plurielle mais contestataire des politiques et institutions dominantes,
construisant un espace politique européen alternatif dans/hors/contre
l’UE ?
Yanis Varoufakis. Désobéir, pour une autre Europe, par Roger Martelli
Mediapart
vient de publier un appel de Yannis Varoufakis et de son mouvement
DiEM25. À la fois hostile à "l’européisme" et au "souverainisme", il
plaide pour un mouvement pan-européen de désobéissance. Une prise de
parti qui mérite considération.
Yanis Varoufakis a quitté le gouvernement grec à l’été 2015, après l’acceptation grecque de l’accord imposé par l’Eurogroupe. Il n’a alors pas mâché ses mots pour critiquer la gestion d’Alexis Tsipras. Ce n’est pas pour autant qu’il a rallié les options des partisans résolus d’un Lexit (départ de gauche de l’Union). Dans le texte publié par Mediapart, il se démarque ainsi vigoureusement des propositions de son compatriote Statis Kouvelakis, du Britannique Tariq Ali, de l’Espagnol Vincenç Navarro et de l’Italien Piero Fassina.
Yanis Varoufakis a quitté le gouvernement grec à l’été 2015, après l’acceptation grecque de l’accord imposé par l’Eurogroupe. Il n’a alors pas mâché ses mots pour critiquer la gestion d’Alexis Tsipras. Ce n’est pas pour autant qu’il a rallié les options des partisans résolus d’un Lexit (départ de gauche de l’Union). Dans le texte publié par Mediapart, il se démarque ainsi vigoureusement des propositions de son compatriote Statis Kouvelakis, du Britannique Tariq Ali, de l’Espagnol Vincenç Navarro et de l’Italien Piero Fassina.
samedi 10 septembre 2016
Prenez garde gentlemen européens à l’automne grec, par Agnès Matrahji
Voilà où est arrivée la Grèce avec le fardeau migratoire… Après la
période estivale, septembre revient sur le devant de la scène avec une
multitude de problèmes : l'été n'a fait qu'aggraver la situation. Etat
des lieux depuis Lesbos.
NB de la rédaction de Mediapart : Agnès Matrahji, qui signe ici son premier billet dans le Club de Mediapart, habite l'île grecque de Lesbos. Elle était l'invitée de notre soirée exceptionnelle consacré aux réfugiés, organisée au Théâtre de la Ville à Paris en mai dernier. Son témoignage avait également été recueilli à l'occasion d'un reportage en images à Lesbos en février dernier, que l'on peut visionner ici.
Il n’y a pas d’été pour ceux qui attendent dans des camps en Grèce depuis plusieurs mois que leur demande d’asile soit acceptée pour un pays meilleur que celui qu’ils ont quitté. Il n’y a pas de trêve à l’angoisse de l’attente, de la faim, du sommeil sous une tente. Les esprits et les nerfs sont surchauffés sous le soleil de plomb des lieux de détention où ils s’entassent. Lieux de détention, de rétention ?
NB de la rédaction de Mediapart : Agnès Matrahji, qui signe ici son premier billet dans le Club de Mediapart, habite l'île grecque de Lesbos. Elle était l'invitée de notre soirée exceptionnelle consacré aux réfugiés, organisée au Théâtre de la Ville à Paris en mai dernier. Son témoignage avait également été recueilli à l'occasion d'un reportage en images à Lesbos en février dernier, que l'on peut visionner ici.
Il n’y a pas d’été pour ceux qui attendent dans des camps en Grèce depuis plusieurs mois que leur demande d’asile soit acceptée pour un pays meilleur que celui qu’ils ont quitté. Il n’y a pas de trêve à l’angoisse de l’attente, de la faim, du sommeil sous une tente. Les esprits et les nerfs sont surchauffés sous le soleil de plomb des lieux de détention où ils s’entassent. Lieux de détention, de rétention ?
mardi 6 septembre 2016
Allemagne : victoire de l'extrême-droite, par Manuel Kellner
Le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale est un Land au nord-est de l’Allemagne, situé sur le territoire de l’ex-RDA. Il n’y a que 1,33 million de personnes qui y ont le droit de vote. Néanmoins, le résultat des élections régionales du 4 septembre 2016 dans ce Land secoue le débat politique en Allemagne jusqu’au niveau fédéral. C’est une victoire spectaculaire de l’AfD (Alternativefür Deutschland, semblable au FN français ou au UKIP britannique). Tous les autres partis perdent à son profit, surtout le SPD social-démocrate, la CDU chrétienne-conservatrice, et plus encore le parti Die Linke (La Gauche).
En 2011, seuls 51,5 % de l’électorat avaient participé aux élections, cette fois-ci ce sont à peu près 61 %. C’est surtout l’AfD, avec un profil raciste et xénophobe agressif, qui a pu mobiliser l’attention publique et les voix de ceux qui ne s’étaient pas rendus aux urnes il y a cinq ans.
dimanche 4 septembre 2016
Venezuela : Depuis le chavisme, construire une opposition de gauche au gouvernement
AMO est le symbole le plus fort de la capitulation de la direction du PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) et du gouvernement, mais ce n’est pas le seul. Examiné d’aujourd’hui, on peut vérifier comment, étape par étape, depuis plus de trois ans, le gouvernement a construit un parcours de contre-réformes réactionnaires qui progressent dans le démantèlement du projet Chavez, et avant tout, des droits et des conquêtes réalisés par notre peuple dans tous les domaines : économique, politique, social.
samedi 3 septembre 2016
Brésil DOCUMENT : le discours de Dilma Roussef devant le Sénat
Le 1er janvier 2015, j’ai entamé mon deuxième mandat en tant que
Présidente de la République fédérative du Brésil. J’ai été élue avec 54
millions de voix.
Lors de mon discours d’investiture, j’ai pris l’engagement de préserver et de défendre la Constitution, ainsi que celui de respecter les lois, et de tout faire pour le bien du peuple brésilien, de subvenir aux besoins de l’Union et de soutenir l’intégrité et l’indépendance du Brésil.
Durant l’exercice de la Présidence de la République, j’ai respecté fidèlement l’engagement que j’avais pris devant la Nation et devant ceux qui m’avaient élue. Et j’en suis fière. J’ai toujours cru en la démocratie et en l’état de droit, et j’ai toujours vu la Constitution de 1988 comme l’une des grandes conquêtes de notre peuple.
Lors de mon discours d’investiture, j’ai pris l’engagement de préserver et de défendre la Constitution, ainsi que celui de respecter les lois, et de tout faire pour le bien du peuple brésilien, de subvenir aux besoins de l’Union et de soutenir l’intégrité et l’indépendance du Brésil.
Durant l’exercice de la Présidence de la République, j’ai respecté fidèlement l’engagement que j’avais pris devant la Nation et devant ceux qui m’avaient élue. Et j’en suis fière. J’ai toujours cru en la démocratie et en l’état de droit, et j’ai toujours vu la Constitution de 1988 comme l’une des grandes conquêtes de notre peuple.
vendredi 2 septembre 2016
Contre le coup d’État au Brésil !, l'appel du Collectif de Solidarité France-Brésil
Cette nuit, les sénateurs brésiliens ont voté l'impeachment de DilmaRousseff, présidente élue avec 54 millions de votes.
La démocratie au Brésil est encore une fois en grand danger : après le coup d'État militaire de 1964 ayant instauré une dictature de 21 ans, aujourd'hui se déroule un coup d'Etat législatif orchestré par le Congrès depuis mai dernier.
Le Collectif de Solidarité France-Brésil dénonce le retrait forcé de la présidente accusée à tort de corruption. En juillet 2016, le Ministère Public Fédéral a conclu que les charges imputées à Dilma Rousseff étaient infondées. Il lui est reproché également une mauvaise gestion fiscale. Il s'agit pourtant de pratiques budgétaires courantes au Brésil dont il a été démontré qu'elle n'était pas directement responsable.
jeudi 1 septembre 2016
La Syrie dans l'étau.intervention de Gilbert Achcar au FSM de Montréal le 10 août.
État du centre de l’échiquier politique et historique du Moyen-Orient, La Syrie est aujourd’hui un champ de ruines résultant de la guerre multiforme mettant aux prises la dictature de Bachar El-Assad face à une galaxie d’organisations d’opposition don’t un fort courant djihadiste. Ces confrontations sont alimentées et manipulées par l’ingérence des grandes puissances de même que par celles de divers pays de la région qui cherchent à affirmer leur hégémonie, notamment Israël, la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Iran. L’opposition démocratique résiste de peine et de misère.(Programme, Nouveaux Cahiers du socialisme - NCS)
Les principaux intervenant-e-s à ces conférences étaient Samar Yasbek (auteure syrienne) Assad Al Achi Baytna (Plate-forme syrienne de la société civile Baytina) et Gilbert Achcar chercheur franco-libanais, dont nous transcrivons l’essentiel de son intervention.
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