vendredi 8 novembre 2013

La vengeance de Poutine : la Pussy Riot Nadejda Tolokonnikova transférée en Sibérie, à 4 400 kilomètres de Moscou


Nadejda Tolokonnikova, l'une des deux membres du groupe punk Pussy Riot actuellement emprisonnées, a été transférée dans un camp de travail en Sibérie, a annoncé son mari le mardi 5 novembre. Un transfert en forme de punition pour une lettre publiée en septembre dans laquelle elle se disait menacée de mort et dénonçait ses conditions de détention. 

Aucune pitié pour Nadejda Tolokonnikova. Bien au contraire. Les autorités russes ont transféré la jeune Pussy Riot vers un camp de travail en Sibérie. C'est son mari qui l'a annoncé. Après plus de deux semaines sans nouvelles, il a appris que Nadejda Tolokonnikova se trouvait dans la région de Krasnoïarsk, en Sibérie orientale, à 4400 km de Moscou. Elle était précédemment détenue en Mordovie, à « seulement » 600 kilomètres de Moscou. 

jeudi 7 novembre 2013

Le CADTM International dénonce « l’invasion » de l’ERT par les forces de police grecques

Le réseau international CADTM (présent dans 30 pays www.cadtm.org) dénonce « l’invasion » de l’ERT (la télévision publique grecque) par les forces de police et apporte une nouvelle fois son soutien au peuple grec. 

Avec l’"invasion", par les unités spéciales de la police, des locaux de l’ERT, le 7 novembre 2013, le gouvernement achève un coup d’État complet contre l’information de masse et la démocratie, lancé le 11 juin 2013. Ces unités de police appelées "unités pour le rétablissement de l’ordre" ont un équipement spécial pour réprimer les manifestations - boucliers, matraques en caoutchouc, casques, protection du corps, arme de service, masques à gaz et gaz lacrymogènes-. 

mardi 5 novembre 2013

Ecotaxe : leçons de France, par Daniel Tanuro (LCR Belgique)


La reculade du gouvernement français face à la la fronde des bonnets rouges bretons met une fois de plus en évidence l’impasse des politiques qui prétendent combattre la dégradation de l’environnement – notamment les émissions de gaz à effet de serre – par le seul truchement d’une politique de prix. 

Echec de Sarkozy 

La tentative de Nicolas Sarkozy d’imposer une taxe carbone était déjà pleine d’enseignements. Ce fut un échec majeur de son quinquennat. Pour rappel, dans le sillage du « Grenelle de l’environnement », en 2007, l’ex-président français envisageait une taxe de 30 Euros la tonne de CO2. Un montant considérable quand on sait que la combustion de mille litres de fioul produit 3,7 tonnes de ce gaz… Devant les protestations, Sarko ramena la barre à 17 Euros. Déposé en 2010, son projet de loi stipulait que la taxe serait compensée par une baisse d’impôt (d’une centaine d’Euros par an pour un ménage avec un enfant). Sous couvert de défense du climat, il s’agissait donc de déplacer l’assiette fiscale vers un impôt indirect, non-progressif, ce qui est bien dans la ligne néolibérale. Mais le texte fut retoqué par le Conseil constitutionnel, pour non-respect du principe d’égalité devant l’impôt: les exemptions en faveur des patrons pollueurs (transporteurs routiers, centrales thermiques, cimenteries, raffineries, cokeries…) étaient si nombreuses que les consommateurs auraient été quasiment seuls à payer la facture. 

jeudi 31 octobre 2013

Italie : appel de la gauche syndicale - "Opposons-nous au gouvernement de l’austérité ! Reprenons en main la CGIL! Pour un syndicat démocratique et de classe! "

Au-delà des péripéties qui traduisent la crise de direction bourgeoise en Italie – un des grands capitalistes italiens, Silvio Berlusconi, joue par rapport au gouvernement de coalition sa carte personnelle et relance le parti Forza Italia en le confiant à sa fille Marina, qui se trouve à la tête du groupe éditorial de la Mondadori et du holding Fininvest – les dernières statistiques publiées par l’ISTAT (Institut national de statistique) traduisent la réalité sociale dramatique en Italie. Le nombre de chômeurs et chômeuses officiels atteint le chiffre de 3,07 millions en septembre 2013. Mais, cette fois, l’ISTAT a évalué le nombre des chômeurs et chômeuses «silencieux», soit ceux et celles qui ne recherchent plus un emploi parce qu’ils-elles considèrent cette recherche, suite à leur expérience, comme inutile. Leur nombre s’approche de celui des chômeurs «officiels»: 2,99 millions. A ces deux «catégories» l’ISTAT ajoute la quantité de celles et ceux qui sont contraints d’accepter un travail à temps partiel, avec un «petit» salaire encore réduit suite au «temps partiel imposé». Le nombre de ces salarié·e·s: 2,5 millions. On est loin des taux officiels du chômage qui sont répertoriés par Eurostat.

lundi 28 octobre 2013

Grèce: «Pourrons-nous avancer vers la constitution large de comités populaires de résistance?» - Entretien avec Antonis Ntavanellos

Avec le retard habituel, l’institut de statistique grec, l’Elstat, a publié début septembre les chiffres du chômage pour le mois de juin 2013. Le nombre de chômeurs enregistrés s’élève à 1’403’698, soit 174’709 de plus qu’en juin 2012. Par rapport à la population active, le taux a atteint 27,9%. Il se situe officiellement, pour les jeunes entre 15 et 24 ans, à 58,8% et, pour ceux dans la tranche d’âge de 25 à 34 ans, à 37,4%. 

Si les médias mettent avant tout l’accent sur Aube dorée et les mesures prises par le gouvernement, le chômage reste un élément social et politique des plus importants dans la situation grecque. De très nombreux reportages indiquent que des dizaines de milliers de salarié·e·s ne reçoivent pas leur paie depuis trois à six mois. Les exemples de chômeurs qualifiés auxquels on propose des salaires de 490 euros net pour un travail hebdomadaire de 54 heures sont monnaie courante, comme le sont les reportages de chômeurs de longue durée dont la famille doit vivre de la pension de leurs parents qui ne dépasse pas 500 euros par mois. 

Soutien aux dispensaires sociaux grecs, par le Front de Gauche santé


Les organisations et les membres du Front de Gauche Santé protestent vigoureusement contre les interventions policières dans différents dispensaires sociaux autogérés solidaires d’Athènes sous le fallacieux prétexte de la lutte contre le trafic de drogues. 

Les dispensaires sociaux autogérés solidaires se sont développés dans tout le pays, construit par des professionnels de santé et des militants pour lutter avec la population contre les désastreuses conséquences des plans d’austérité imposés par la troïka et mis en œuvre par le gouvernement grec. ils cherche à répondre aux besoins de santé les plus criants et participent à l’organisation des mobilisations pour défendre le système public de santé notamment hospitalier. 

vendredi 25 octobre 2013

Portugal : que la troïka aille se faire foutre ! Il n'y a pas d'impasses sans issues ! Nouvelles journée de manifestations samedi 26 octobre


Une nouvelle fois le mouvement « Que se lixe a troika » (que la troïka aille se faire foutre) appelle à manifester demain samedi 26 octobre dans tout le Portugal. 

Une semaine après la démonstration de force de la CGTP, et au lendemain de la grève générale des travailleur-ses de la Poste, 95% de grévistes contre la privatisation, cette nouvelle journée de mobilisation contre l'austérité s'annonce massive. 

Bien qu'étrillé aux municipales du 29 septembre dernier, le gouvernement de Passos Coelho a décidé de répondre aux exigences de la troïka (BCE, FMI, UE) en accentuant encore l'austérité dans le budget 2014 et en privatisant à tour de bras. (Tous les aéroports du pays ont ainsi été bradés au groupe Vinci).

jeudi 24 octobre 2013

Solidarité avec les dispensaires sociaux autogérés grecs - par la Gauche Anticapitaliste


La Gauche Anticapitaliste dénonce les opérations d’intimidation policière et les perquisitions menées ce jour en Grèce à Athènes contre les dispensaires sociaux autogérés grecs. Non seulement la troïka impose des mesures d’austérité drastiques contre le système de santé et des reculs massifs dans l’accès à la protection sociale des populations, mais en plus le gouvernement grec aux ordres s’attaque à ceux qui s’organisent pour lutter contre les conséquences de cette politique et mobilisent les populations. 

La Gauche Anticapitaliste exige l’arrêt de ces actions et apporte son soutien aux dispensaires sociaux autogérés grecs et à ses animateurs. Ella appelle à renforcer la solidarité qui s’exprime en France dans le cadre du collectif solidarité France Grèce pour la santé.( http://solidaritefrancogrecque.wordpress.com/)

Etat Espagnol : succès de la grève générale de l'éducation !


Pour la troisième fois, les enseignant-e-s étaient en grève générale le 24 octobre dernier à l'appel des syndicats  UGT, Commissions Ouvrières, CSI-F (Centrale syndicale Indépendante des Fonctionnaires) et STES (Confédération de syndicats dse travailleuses et travailleurs de l'enseignement) avec 83% de grévistes dans l'enseignement public, 95% dans les Universités et 35% dans l'enseignement privé et des dizaines de milliers de manifestant-e-s dans tout le pays (250 000 à Madrid).

Dans le collimateur des personnels de l'éducation, la loi Wert votée par le Parlement à majorité Parti Populaire - du nom du ministre de l'éducation José Ignacio Wert- avec ses coupes sombres pour l'enseignement public et le remplacement des actuelles "prestations de service public de l'éducation" par des "prestations de services" ouvertes au privé.

lundi 21 octobre 2013

Portugal : à l'appel de la CGTP, contre l'exploitation et la misère, par dizaines de milliers dans la rue !


La raclée électorale reçue lors des dernière municipales, n'aurait-elle servi à rien ? Pour la droite gouvernementale portugaise c'est une évidence. Son projet de budget 2014, conforme aux exigences de la troïka, prévoit de nouvelles et insupportables coupes sombres dans les pensions des retraités (dès 600 euros) et dans les salaires. 
C'est dans ce contexte que la journée nationale de manifestation "contre l'exploitation et la misère" appelée par la CGTP, premier syndicat portugais, samedi 20 octobre a permis que s'exprime avec une force considérable la colère populaire. A Lisbonne,  ils étaient plus de 50 000 manifestant-e-s, avec une slogan repris par tous "Governo rua". Dehors le gouvernement !

Ce même jour, des dizaines de milliers de personnes descendaient aussi dans les rues des grandes villes italiennes.