Ce jeudi 11 septembre, 41 ans après le coup d'état sanglant de Pinochet, ils et elles étaient plusieurs milliers à se retrouver devant le stade de Santiago, là où des milliers de chilien-ne-s ont été enfermés et torturés. En hommage aux victimes, mais aussi avec le sentiment partagé qu'une vraie démocratie, sociale, écologique, politique, est toujours à construire contre la dictature du Capital.
jeudi 11 septembre 2014
Chili, l'autre 11 septembre
Ce jeudi 11 septembre, 41 ans après le coup d'état sanglant de Pinochet, ils et elles étaient plusieurs milliers à se retrouver devant le stade de Santiago, là où des milliers de chilien-ne-s ont été enfermés et torturés. En hommage aux victimes, mais aussi avec le sentiment partagé qu'une vraie démocratie, sociale, écologique, politique, est toujours à construire contre la dictature du Capital.
lundi 8 septembre 2014
Ecosse : les enjeux du 18 septembre, par François Coustal (Ensemble)
Ce week-end, pour la première fois, un sondage donnait une légère avance (51 % contre 49) au vote en faveur de l’indépendance. Pronostiquer la victoire du « Oui » » à partir de ce seul élément serait pour le moins osé. Il n’en reste pas moins qu’il indique sûrement une tendance : celle de la remontée du « oui », alors que, il y a quelques mois, au tout début de la campagne référendaire en Ecosse, les partisans de l’indépendance partaient avec un retard certain (près de 20 points). D’autant qu’ils ont été contraints d’affronter une sorte d’union sacrée pro-britannique qui regroupe la coalition gouvernementale au pouvoir au Royaume-Uni – c’est-à-dire les Conservateurs alliés aux Libéraux-Démocrates – mais aussi son « opposition officielle », le Parti travailliste (Labour Party).
Ainsi que l’UKIP – le Parti pour l’Indépendance du Royaume-Uni - un mouvement anti-européen et anti-immigrés dont les dernières élections européennes ont sanctionné la progression inquiétante. Il ne s’agit pas seulement d’une convergence de facto : toutes ces forces, qui occupent, au moins au plan institutionnel, la quasi totalité du champ politique au Royaume-Uni, se sont effectivement regroupées au sein d’une coalition - « Better together » - qui mène une campagne acharnée contre l’indépendance écossaise. Comme si cette cause-là l’emportait de loin sur les divergences que ces forces politiques du système ont ou prétendent avoir entre elles…
dimanche 7 septembre 2014
Brésil. Interview de Luciana Genro, candidate du PSOL
Dans un mois, le 5 octobre prochain, se tiendront les élections présidentielles au Brésil. Nous vous invitons à lire ci-dessous un entretien avec Luciana Genro, candidate du parti Socialiste et Liberté (PSOL)
Quel regard portez-vous sur le moment politique actuel, celui des élections [présidentielles] qui s’approchent ?
Luciana Genro : les élections sont toujours un moment très important qui permet la discussion sur le futur du pays. Nous nous trouvons dans une situation dans laquelle les deux candidates et le candidat favoris des médias [Dilma Rousseff, Marina Silva et Aécio Neves représentent le même modèle économique, celui qui est ancré dans la financiarisation de l'économie, la domination des banques et l'agronégoce.
Quels sont à votre avis les principaux problèmes et questions du Brésil d’aujourd’hui ?
Luciana Genro : le problème principal est celui d’une économie tournée vers le paiement des intérêts de la dette publique. Le Brésil fait un effort budgétaire gigantesque. Plus de 50% de la perception des impôts provient des salarié·e·s qui gagnent jusqu’à trois salaires minimaux et une grande partie de ces ressources est utilisée pour le paiement des intérêts de la dette. Le 40% de notre budget est utilisé à cette fin, à partir d’un effort budgétaire alors que l’excédent primaire (solde positif avant le paiement des intérêts) de 90 milliards de reais par an qui implique l’Union, les Etats fédéraux et les municipalités.
jeudi 4 septembre 2014
Syrie-Irak. «Pour condamner de façon efficace l’Etat islamique, il faut qu’on comprenne ce dont il est l’expression»
Entretien avec François Burgat conduit par Alexandra Cagnard (RFI)
«Deuxième message à l’Amérique», c’est l’intitulé de la vidéo postée par l’Etat islamique sur internet. Une vidéo dans laquelle l’organisation revendique l’assassinat du reporter américain Steven Sotloff [1]. Une mise en scène de décapitation, deux semaines après l’annonce de l’assassinat d’un autre journaliste américain James Foley [2]. Et un message à Barak Obama: «Tous comme tes missiles continueront à frapper notre peuple, notre couteau continuera à frapper les nuques de ton peuple».
Avec la mort de Steven Sotloff, quelle est la stratégie de l’EI? James Foley James Foley Pour en parler, François Burgat, directeur de recherches au CNRS, ancien directeur de l’IFPO (Institut Français du Proche-Orient). Il est l’auteur du livre «Pas de printemps pour la Syrie» aux éditions La Découverte, 2013.
RFI: Comment analysez-vous ce nouvel acte de l’Etat islamique? Quelle est selon vous la logique engagée par l’organisation?
lundi 1 septembre 2014
Israël a perdu la guerre à Gaza mais le combat pour la justice continue, par Ali Abunimah
Il y a une raison claire de célébrer l’accord de cessez-le-feu conclu aujourd’hui entre Israël et la résistance palestinienne : 51 jours et nuits de destruction et de massacres incessants de la part d’Israël se sont achevés à Gaza. Avec l’annonce qu’Israël avait accepté de réouvrir les frontières de Gaza, Hamas a proclamé la victoire et les Palestiniens, en particulier à Gaza, sont en train de la célébrer. Chez beaucoup d’Israéliens, pendant ce temps, il y a un sentiment d’amertume et de défaite.
“Ce que Netanyahu et ses collègues ont amené sur Israël, dans un conflit entre l’armée la plus forte de la région et une organisation de 10 000 personnes, n’est pas seulement une défaite. C’est une débâcle”, écrit Amir Oren d’Haaretz, admettant ainsi de façon étonnante la dimension du revers subi par Israël.
Quelques observateurs traitent les derniers événements avec une précaution compréhensible. “Je ne me sens pas d’humeur à me réjouir, je suis seulement content qu’il n’y ait plus de morts parmi les gens, les enfants”, m’a écrit l’écrivain de Gaza Omar Ghraieb. À part les plus de 2100 morts, “tant de gens ont été blessés, des maisons bombardées, des tours rasées, la vie déformée”, a ajouté Ghraieb. “Je préférerais juste voir de près ce qui attend Gaza”. Israël a effectivement une longue histoire de violations d’à peu près tous les accords jamais signés avec les Palestiniens, depuis les accords d’Oslo en 1993 jusqu’aux précédents cessez-le-feu à Gaza. Israël avait accepté de réouvrir les passages dans son accord de cessez-le-feu de novembre 2012 avec la résistance palestinienne, mais a renié [ses engagements]. Cette fois-ci, Israël sait que les enjeux sont bien plus élevés s’il les viole encore.
jeudi 28 août 2014
Grèce : les vautours? ou les peuples? Choisissons notre camp, appel de Syriza
Le vote, début août, par le Parlement grec, des dernières réformes ''structurelles'' engagées dans les Memoranda, marque la transition progressive du pays vers une nouvelle période de consolidation et de pérennisation du régime mémorandaire. Cette transition s'accompagne d'une opération de communication du gouvernement autour de la prétendue « fin de la Troïka ».
Mais nous ne sommes pas dupes. Un départ éventuel du FMI, une évolution vers une surveillance exercée par une composante purement européenne, ne changeront pas le statut de notre pays devenu une colonie moderne. D'ailleurs, pendant que le gouvernement parle de la fin de la surveillance de la troïka, il livre un combat de plus en plus acharné pour l'application des 400 et quelques engagements mémorandaires.
Le régime des Mémorandums enfonce de plus en plus notre pays dans la récession et en définitive dans le sous-développement, en affaiblissant sa position dans la répartition internationale du travail. Il transforme la Grèce en pays de main d'œuvre bon marché, il démantèle ses universités et condamne ses jeunes diplômés en exil, il dégrade le système de santé publique et baisse effroyablement les retraites. Sous une démocratie de façade, il tend à transformer les ministres en employés de la troïka soumis volontairement aux diktats néolibéraux de l'homogénéisation.
La population de Gaza soulagée, par Ziad Medoukh - mercredi 27 août 2014
Bonjour de Gaza la vie
Premier jour calme sans bombes ni missiles depuis plusieurs mois dans la bande de Gaza
Les bruits des avions, des bombes et des roquettes ont cessé
La population est soulagée
La vie reprend son cours tout doucement, des milliers de réfugiés rentrent chez eux, ils sont en train de découvrir un paysage d’après-guerre.
Malgré les pertes humaines très lourdes (2150 morts et 11000 blessés) et la destruction massive, les Palestiniens de Gaza sont confiants, ils sont capables de reconstruire leurs maisons, écoles et bâtiments détruits par l’armée de l’occupation israélienne.
Le chemin est très long, mais avec notre volonté et notre détermination, nous allons rendre Gaza de nouveau une ville vivante, dynamique et développée.
Je tiens à remercier tous les amis, solidaires, associations, et personnes de bonne volonté pour leur soutien aux Palestiniens de Gaza pendant les 50 jours de cette agression israélienne contre notre population civile.
lundi 25 août 2014
La perspective historique du massacre de Gaza de 2014 par Ilan Pappé*
L’opération d’Israël, « Bordure protectrice » contre la bande de Gaza assiégée
La population dans Gaza et ailleurs en Palestine est déçue par le manque de réaction internationale véritable au carnage et à la destruction que l’agression israélienne a jusqu’à présent laissés derrière elle dans la Bande. L’incapacité d’agir, ou l’absence de volonté, semble être avant tout l’acceptation de la version et de l’argumentation israéliennes pour la crise à Gaza.
Israël a développé une version très claire sur l’actuel carnage dans Gaza. Cette tragédie n’a pas été causée par une attaque non provoquée de missiles du Hamas sur l’État juif, et à laquelle Israël, en état de légitime défense, se devait de réagir. Même si les médias occidentaux de grande diffusion, des universitaires et personnalités politiques ont pu émettre des réserves sur la proportionnalité de la force mise en œuvre par Israël, ils n’en acceptent pas moins l’essentiel de cet argument.
Cette version israélienne est totalement rejetée dans le monde du cybermilitantisme et des médias alternatifs. Là, il semble que la condamnation de l’action israélienne, en tant que crime de guerre, soit généralisée et consensuelle.
dimanche 24 août 2014
Ebola : faillite morale du capitalisme, par Jean Batou (Viento del Sur)
Certaines chauves-souris d’Afrique subsaharienne sont sans doute le réservoir du virus Filoviridae Ebola, un germe formé d’une dizaine de protéines, identifié pour la première fois en 1976 ; on en connaît aujourd’hui cinq types, dont celui apparu pour la première fois au Zaïre (aujourd’hui RDC), que l’on retrouve actuellement en Afrique occidentale. Ce sont ces mammifères volants qui le transmettent aux singes et à d’autres animaux, et peut-être même directement à l’homme, avant que cet agent pathogène ne provoque des épidémies récurrentes d’une fièvre mortelle.
Les premiers symptômes d’Ebola sont de type grippaux, avant de provoquer une asthénie, des diarrhées, des vomissements et souvent des hémorragies, ce qui n’interdit pas les confondre avec ceux d’autres affections. Elle cause la mort en une dizaine de jours dans plus d’un cas sur deux. Ebola et accaparement de terres Depuis la première irruption d’Ebola en RDC, une vingtaine d’épidémies ont touché une dizaine de pays, d’abord dans la bassin du fleuve Congo (Ebola est le nom d’un affluent du Congo), puis plus récemment en Afrique occidentale, en particulier en Guinée, au Libéria, en Sierra Leone et au Nigéria.
samedi 23 août 2014
Lettre de Gaza :"La peur a repris sa place aux cœurs de mes deux enfants"
Chers amis,
Je suis désolée de ne pas vous avoir écrit depuis mon dernier témoignage le 4 août, surtout que j’ai plein de choses à vous raconter, mais ce sont ces récits que je dois vous raconter qui m’ont empêchée d’écrire. Ils me font mal, au point que je n’arrive plus à écrire ! Nous avons passé ces derniers jours entre les trêves, la prolongation de ces trêves et des bombardements entre une trêve et l’autre.
Le 19 août, les israéliens ont bombardé la maison de la famille Aldalou en essayant d’assassiner Mohamed al-Dhaif, le commandant général des Brigades d'al-Qassam, la Branche militaire du mouvement du Hamas,. Notre maison a tremblé et le bruit était très fort alors que nous sommes à 2 Km de la maison ciblée ! La peur, de nouveau, a repris sa place aux cœurs de mes deux enfants. Comme si ce qui arrivait aujourd’hui est une quatrième offensive et pas une reprise des bombardements.
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